Sunday, 24 May 2015

Uncertainty is the leitmotiv of my life

The words that I want so badly to express collide in my mind in an infinite display of fireworks. Next to that grandiose show, I am belittled and obscured. I hide somewhere in the back of my mind.

A sense of being a failure.
I suppose I can say I am unhappy with the person that I am, or that I have become. Somewhere along the way, I have lost something precious that defined me as a unique person, and no matter how much time I spend retracing my steps and inspection the ground, I can't seem to find again. I look at myself in the mirror, and see everything that I am not instead of everything that I am and can become. And my expectations of myself are beyond my own reach, and so, I am unable to feel like I am accomplishing anything at all.

Looking at the future, I can't say what I see, because I don't see anything. Or almost anything. An opaque layer of fog divulges a few paths, but where they lead is unknown to me. I am afraid to venture on any of them, and there, simply, I stand. My immediate surroundings are colourful, blue skies, white clouds, green foliage, though everything might as well be grey, because it does nothing to cheer me up.
The future should elate me with its possibilities and novelties that are yet to be discovered, but the feeling never lasts very long. I try to make myself think that I am excited about something, be it an idea, a new place to visit, or a new project to start. It's difficult to even start on any of those things. I push back, and back, and back the things that I want to start, until they start to fade and I forget the initial excitement I felt about them.


I have an extreme need to share all of these feelings, and I am unable to do so. Hence this anonymous blog on the internet that somewhat helps me to try and put my thoughts into words. It doesn't even begin to describe how I feel, but it's one less layer of gloom. I want so badly to open up to my friends, but I'm afraid that they'll get bored of my feelings of impending doom and cast me aside, until I am all alone, again.
These emotions, of course, I only feel when I am already alone. When I am surrounded by others, I forget about these sentiments, and I feel much better. My loneliness though returns always, like a faithful companion that missed me dearly and cannot wait to have all of my attention again. The need to reach out is great, but the fear is greater. I am sad, alone, and afraid of my own thoughts.

Un sentiment d'insuffisance, d'être inadéquate

Encore une fois, c'est un grand tourbillon dans ma tête. J'ai du mal a me concentrer, et je ne peux que mesurer l'ampleur de mes fautes, ou pis encore, mes supposées fautes que je me suis créée, par accident, et qui prenne le dessus sur ma raison.

J'en ai quadruplement marre de me battre avec ma tête. J'me trouve idiote et inutile, et je ne vois pas trop le bout du chemin, surtout parce qu'il ne semble pas y avoir de chemin du tout.

La plus simple tache me paraît une montagne. L'effort mental que me demande une simple décision m'exaspère jusqu'au point où je prends une décision sur un coup de tête, parce que je n'en peux plus de retourner les options encore et encore et encore dans ma tête. Même des décisions aussi simple que: devrais-je prendre le train ou le bus de nuit? C'est pas compliqué, c'est pas la mer à boire. Pourquoi est-ce que ça me semble si dur?

Et ahhhh, comme toujours, j'ai envi d'hurler, de me défouler. J'me sens isolée même parmis d'autres gens. C'est affreux.
Cette année en Allemagne me laisse avec des sentiments très ambigus. D'un côté, j'ai eu beaucoup de temps pour la croissance personelle, mais de l'autre j'ai aussi l'impression d'avoir passé trop de temps en isolement, et du coup, j'ai encore plus de mal qu'avant à me sentir à l'aise autour des gens. L'anxiété sociale me casse les pieds. Je n'arrête pas de me demander ce que les gens pensent de moi, et je me crée des phobies à m'imaginer qu'ils me trouvent stupide, inintéressante et cliché.

Ce que je déteste encore plus, c'est que même quand je fais vraiment des efforts pour connecter avec les gens, j'me sens mise de côté et rejeter. Je déteste être ignorée.
Est-ce que je suis invisible? J'me sens invisible. Ça n'aide pas du tout mon estime de soi.

J'ai envi de dire "fuck you" au monde entier. Je sais pas comment décrocher.

Et puis, comme ce texte l'exemplifi très bien, mes pensées sont partout à la fois. Entremêlées les unes dans les autres dans un fouilli incroyable où il est impossible d'en extriquer une seule, parce qu'elles forment une chaîne où tout se suit sans ordre aucun. Trop d'émotions embrouillées qui essaient de sortir tout à la fois. C'est la cohue, le chaos total.